Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 03:52

Cher internaute,

        Tu es peut-être un inconnu total (tu permets que je te tutoies), ou alors tu es un ami, une personne qui me connaît plus ou moins, tu es tombé sur cet blog par pur hasard, ou bien tu as consciencieusement tapé les lettres de l'adresse, cette affreuse orthographe qui saute au yeux, "pohésies", une verrue en plein milieu du nez (on se sentirait presque agressé), mais pour ma défense je précise que je n'ai fait qu'emprunter une des nombreuses facéties littéraires de ce grand Monsieur qu'était Boris Vian... Bien que le nom du blog soit assez limpide, tu te demandes peut-être encore ce que tu vas trouver ici, je me vois donc obligé de me lancer dans une explication longue, fastidieuse et inutile, afin de bien tout t'expliquer dans les moindres détails...

       Il se trouve que l'idée de réunir tout mes poèmes (du moins c'est ainsi que je les nomme) en un seul endroit me trotte dans la tête depuis un moment. Et par la grâce de la sainte technologie, et de l'indispensable fée-vulgarisation, je dispose désormais des capacités techniques nécessaires pour créer un bout de toile à moi, quelque chose que je pourrais vraiment façonner à ma manière. On y est. Quelques heures de travail, encore quelques autres à venir sûrement, et je commence à tisser tout doucement un petit cocon de mots...

      Mais quelle finalité à tout ça, me diras-tu ? Et bien, non seulement, cela me permet dans mon incontrôlable frénésie d'organisation et de travail de souvenirs, de mettre méticuleusement en place une nouvelle photographie, dans le style noir et blanc, mêlant cette fois images et mots ! Mais en plus, par le biais de milliers de kilomètres de fils de cuivre, je peux désormais oser espérer partager mon modeste univers avec des dizaines de lecteurs potentiels, dont tu fais parti cher internaute... J'ai d'ailleurs déjà à moitié satisfait cet espoir, puisque tu es en train de me lire à l'heure actuelle ! Je suis bien sûr ouvert à la critique, qu'elle soit bonne ou qu'elle soit mauvaise, n'est-ce pas là l'un des premiers intérêts de la confrontation avec un public, quel qu'il soit ? J'espère donc, cher internaute, que si l'envie te prends, toi aussi, d'aligner quelques lettres, tu sais que tu seras bien accueilli ici !


Sincères et dégoulinantes salutations.


Tibo


Ps : Si j'ai l'air de me prendre très au sérieux, n'y crois pas trop ! La désinvolture, l'absurde, le rocambolesque, le surréalisme, l'extraordinaire, ou toute autre forme de folie acidulée sont les bienvenus.

Pps : J'avais choisi la plateforme Overblog pour sa quasi absence de publicité, mais malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin et la pollution visuelle continue sa progression universelle et univoque (amen)... Je vous prie donc de ne pas trop me tenir rigueur de cette évolution non contrôlée, et vous souhaite au final une belle journée !
Par Tibo
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 23:50

Ces derniers temps, je n'arrivais plus vraiment à écrire et me retrouvais bien souvent, quand je tentais de me forcer, devant une page blanche. Mais depuis le début de l'année, étrangement, je me suis plus ou moins rattrapé. Je pense qu'après la série de poèmes que j'avais écris l'année dernière, je me retrouvais toujours bloqués dans les mêmes schémas, les mêmes images, un espèce de retour sur moi nécessaire à ce moment là, mais écoeurant sur le long terme.

S'il reste évidement d'importants résidus de la manière que j'avais d'écrire, et des thématiques fantomatiques dans lesquelles je restais bloqué, je ne suis plus du tout dans la même optique. J'ai maintenant envie de raconter des histoires (d'où le titre de la page), des histoires qui me ressemblent, qui se séparent et se retrouvent. J'ai envie de dire des choses, des images ou des mots... Même si, je l'avoue, je suis parfois un peu éloigné de ce but, et j'en arrive, comme toujours, à narrer des contes qui se taisent.

N'ayant absolument pas réfléchi à une unité, ni même à une quelconque organisation de tout ça, je me suis contenté, à défaut, de classer les choses par ordre alphabétique. Rien de figé, rien de terminé. D'ailleurs, je vais sûrement continué à rajouter des poèmes au fur et à mesure qu'ils me viennent.

Sur ce, bonne lecture si vous avez un petit peu de temps à perdre !!!



Histoires-2-copie-1.jpg


 
Par Tibo - Communauté : Poésie 21
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 00:50

Je crois que l'on peut dire, sans trop exagérer, que l'écriture et l'organisation de ces seize poèmes, sont le fruit d'une année d'hypokhâgne  vécue à ma manière, couplée  à une tentative de psychanalyse, d'introspection mais aussi d'ouverture au monde...

Si j'avais au départ l'espoir d'avancer et de tout reconstruire en ne partant de rien, il s'est très vite avéré que je ne pouvais que tourner en rond. C'est ça que j'écris à demi-mot dans tout ces textes. C'est cet échec que je raconte. Si la forme peut varier, je dis toujours la même chose, la même histoire qui se retrouve en filigrane au fil du cheminement, les mêmes couleurs, des images jumelles, le vide, l'enfance, l'autre, la lutte...

Dans le soucis de mettre fin à cette course cyclique incessante, je me suis forcé à prendre tout ces textes et à les organiser, à leur donner du sens dans leur globalité, pour laisser s'échapper une unité qui était déjà invisiblement présente et enfin mettre un point final à cette obsession : pouvoir arrêter de sans cesse vouloir faire des modifications dans tel ou tel poème, changer un mot, une phrase, supprimer des parties, en rajouter d'autres... Ne plus revenir sur rien. Achèvement.

Si l'ordre dans lequel j'ai placé ces textes n'est pas anodin, le lecteur est roi, et tous peuvent bien sûr être lu indépendamment les uns des autres. J'espère, que, même si ces poèmes sont très fortement subjectifs (peut-être trop), les mots, les sons, les images pourront malgré tout parler à d'autres que moi...





Par Tibo - Communauté : Poésie 21
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 20:07


- Vous reprendrez bien une tranche de mots colonel ?

- Je vous avoue être un brin gavé Madame la Comtesse...

- Mais permettez-moi d'insister : vous qui travaillez si dur, vous devez prendre des    forces...

- C'est vrai, c'est vrai... Mais je me nourris plus de bombes et de stratégies que    d'insipides alignements de lettres...

- Insipides ? Vous m'en direz tant, j'en parlerais à ma cuisinière... 1


-

Voici que voilà de nouveaux poèmes...
Nouveaux, le terme est peut-être mal choisi, puisqu'il s'agit surtout de poèmes anciens (mis à part quelques-uns, moins vieux pourront nous dire, mélangés à la masse sans aucun scrupules...)

Tout ne se vaut pas, mais on va dire que si je les ai gardés, c'est que tous ces poèmes m'évoquaient de jolis souvenirs : on passe de l'adolescent névrosé à l'inutile agrémenté, des histoires  sans but à la rage et à la douleur... (Schéma classique me direz-vous !)

À vous de piocher, de prendre ce qui vous intéresse et de jeter le reste...

-

Des bouts de vies, des histoires, plus ou moins drôles, plus ou moins tristes...
Vous reprendrez bien une tranche de vie :




-

Des bouts de corps, des portraits, plus ou moins vrais, plus ou moins beaux...
Vous reprendrez bien une tranche de corps :


Tranche-de-corps-2.jpg

-

Des bouts de mots, des névroses, plus ou moins givrantes, plus ou moins givrées
Vous reprendrez bien une tranche de mots :




-



1
: L'auteur se voit navré de cette comparaison culinaire et décline toute responsabilité pour ce qui pourrait être dit par ses personnages...
Par Tibo
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 19:50

Il est seul, debout, au milieu de sa cuisine.
Elle est seule, debout, au milieu de la foule.

Ils ne savent plus trop ce qu'il font ici.

Il est 18h33.


*

Ceci n'est pas une pohésie.
Ceci est une nouvelle.
(Innovons, vive les nouveaux vignobles !!!).

Ceci a d'abord été écrit dans le but de participer à un concours.
Ceci a ensuite été fini après la date limite (péremption littéraire).
Ceci a finalement été posté sur ce blog.






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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 15:55

Pour ne pas déroger aux règles implicites qu'une voix entre doctrine et dictature vous dicte du haut de sa supériorité, il est presque de l'ordre du nécessaire d'abandonner les choses pour un temps, et, attendant qu'une frénésie d'organisation vous reprenne, de s'y remettre activement au moment le plus incongru (par exemple au moment ou une tonne d'autres choses, tellement, mais tellement plus "importantes", s'amoncellent dans le panier des "choses tellement, mais tellement importantes que l'on doit faire à tout prix").

On peut déceler dans ce préambule, posé ici un peu comme de plates et maladroites excuses, une auto-explication de l'absence d'activité flagrante sur ce blog. Peu de choses étant soumises à la perpétuité - mis à part quelques égarés que la société juge si coupable qu'il en va de notre sécurité mentale de les enfermer et de supprimer en eux toute forme possible d'espoir - je me remets en selle et je poste à tout va !

Dans ce recueil de poèmes (trente-et-un pour être précis), j'ai voulu m'imposer de travailler sur des formes très courtes, comme si j'avais voulu presser mon écriture, pour me forcer, sans autre contrainte que celle de la taille, à ne garder que l'essentiel : des mots, des images et des rythmes. Pas de grande volonté d'unité ni de fatigantes recherche de vérité, juste quelques poèmes qui cherchent à exister.

Ca grouille, ça court dans tous les sens, voilà le mois de mai qui joue à la courte échelle, tandis que moi, moi je m'étends dans des concentrés d'impressions et de paysages.




Par Tibo - Communauté : Poésie 21
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 16:31

Contexte :

Voyage. Pays de l'est : musique, vieux train bringuebalant, et sourires de gens. Après une journée de randonnée au milieu des montagne, surnaturel, anachronique, un rassemblement hippie. On se met joyeusement à  jouer à l'utopie, on fait un peu semblant d'y croire, on y croit, et le plus frappant est que cela semble fonctionner : ambiance apaisée, respect de l'environnement, de l'autre, partage, musique et grandes discussions. S'il y a toujours ce petit truc qui dérange, l'idée qu'on est coupé du monde, loin, très loin de Babylone pour reprendre le champ sémantique d'occasion, on repart avec la certitude que venir ici n'a pas été vain. Au delà des clichés, au delà d'un mysticisme ambiant qui titille, on rencontre de tout, de partout, et on en ressort enrichi.


Forme :

Comme une longue lettre où rien ne serait vraiment dit, mais simplement esquissé : un cliché des impressions du moment, installé à l'ombre d'une forêt pour apaiser la chaleur d'un lourd soleil.

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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 17:15

Sa paupière se souleva doucement. Il y avait quelque chose de maladroit dans cet acte, comme un reste de naïveté enfantine ponctuée d'une colère d'adolescent. Sa main frotta ses yeux : on voyait trouble à cette époque là.

" Alors comme ça, on s'essaye à jouer les jeunesses révolutionnaires ? On se croit être parmi les justes, ou bien as-t-on  conscience de son hypocrisie et du manque de tact de son entreprise ?
- Vous savez, ce n'est qu'une manière comme une autre de se croire passablement utile. Je suis certain que quasiment tous sont atteints de cette étrange maladie qui donne l'envie de partager ce en quoi l'on croit, ce qui nous semble si utopique et si nécessaire, et qui nous force à cracher dans des quintes de toux le monde qui nous entoure.
- Mignon... Touchant, irais-je même jusqu'à dire.
- Et bien ? Ce serait déjà ça de pris ! Après tout, le propre des hasardeux rêveurs, est avant tout de tomber là où l'on atteint les autres dans ce qu'il y a de plus efficace et de plus beau : la subjectivité aux portes de la raison.
- Je crois que vous vous emballez un peu jeune homme !
- C'est vrai. Je m'emballe, je m'emballe. Mais j'ai l'excuse de la jeunesse : c'est vrai, au final, si je ne crie pas maintenant, quand pourais-je réellement le faire ?"

*

Sommaire

Introduction : Ce que je déteste le plus (leçon d'hypocrisie personnelle)
(Miasme craché à la va vite un soir à l'estomac acide : pour rentrer dans le propos.)


Chapitre 1 : Un cri comme un autre
(Comme son titre l'indique, un brouillon maladroit de cordes vocales crissantes.)


Chapitre 2 : Tableaux
(Suites mineures qui se construisent en se croisant)


Chapitre 3 : Voyages
(Ce qu'il en est pour le moment)
Par Tibo - Communauté : Poésie 21
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 18:00

Il s'agit d'abord d'Antoine, et du temps qui file le long de sa journée, au bord de l'eau.
Ensuite il y a le vélo, le vélo qui a disparu, et dont on s'inquiète grandement.
Et surtout, surtout, il y a les silhouettes, qui se déplacent et qui hantent les paysages.

Après tout, ce qui compte le plus, c'est l'ambiance de la vie et dans quelles situations il faut s'embourber pour voir ce qui risquerait de se passer...





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Présentation

  • Pohésies
  • : Et s'il existait un endroit imaginaire où l'on pourrait partager ce qui coule du bout de nos crayons ? Et si l'on pouvait s'approprier cet endroit, jouer sur les mots et le monochrome ? Et si, qui sait, si ce que l'on écrivait dans notre névrose contrôlée pouvait résonner dans l'iris d'un autre ? Pourquoi pas, ça vaut la peine d'essayer !!!
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  • Pohésies
  • Si l'on observe bien autour de nous, on s'aperçoit que le monde est particulièrement surréaliste. Du moins, il l'est assez pour qu'un jeune étudiant banal érige en arme l'absurde et les situations sorties tout droit de rêves éveillés...

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