Je crois que l'on peut dire, sans trop exagérer, que l'écriture et l'organisation de ces seize poèmes, sont le fruit d'une année d'hypokhâgne vécue à ma
manière, couplée à une tentative de psychanalyse, d'introspection mais aussi d'ouverture au monde...
Si j'avais au départ l'espoir d'avancer et de tout reconstruire en ne partant de rien, il s'est très vite avéré que je ne pouvais que tourner en rond. C'est ça
que j'écris à demi-mot dans tout ces textes. C'est cet échec que je raconte. Si la forme peut varier, je dis toujours la même chose, la même histoire qui se retrouve en filigrane au fil du
cheminement, les mêmes couleurs, des images jumelles, le vide, l'enfance, l'autre, la lutte...
Dans le soucis de mettre fin à cette course cyclique incessante, je me suis forcé à prendre tout ces textes et à les organiser, à leur donner du sens dans leur
globalité, pour laisser s'échapper une unité qui était déjà invisiblement présente et enfin mettre un point final à cette obsession : pouvoir arrêter de sans cesse vouloir faire des
modifications dans tel ou tel poème, changer un mot, une phrase, supprimer des parties, en rajouter d'autres... Ne plus revenir sur rien. Achèvement.
Si l'ordre dans lequel j'ai placé ces textes n'est pas anodin, le lecteur est roi, et tous peuvent bien sûr être lu indépendamment les uns des autres. J'espère,
que, même si ces poèmes sont très fortement subjectifs (peut-être trop), les mots, les sons, les images pourront malgré tout parler à d'autres que moi...