Pour ne pas déroger aux règles implicites qu'une voix entre doctrine et dictature vous dicte du haut de sa supériorité, il est presque de l'ordre du nécessaire
d'abandonner les choses pour un temps, et, attendant qu'une frénésie d'organisation vous reprenne, de s'y remettre activement au moment le plus incongru (par exemple au moment ou une tonne
d'autres choses, tellement, mais tellement plus "importantes", s'amoncellent dans le panier des "choses tellement, mais tellement importantes que l'on doit faire à tout prix").
On peut déceler dans ce préambule, posé ici un peu comme de plates et maladroites excuses, une auto-explication de l'absence d'activité flagrante sur ce blog. Peu de choses étant soumises à la
perpétuité - mis à part quelques égarés que la société juge si coupable qu'il en va de notre sécurité mentale de les enfermer et de supprimer en eux toute forme possible d'espoir - je me remets
en selle et je poste à tout va !
Dans ce recueil de poèmes (trente-et-un pour être précis), j'ai voulu m'imposer de travailler sur des formes très courtes, comme si j'avais voulu presser mon écriture, pour me forcer, sans autre
contrainte que celle de la taille, à ne garder que l'essentiel : des mots, des images et des rythmes. Pas de grande volonté d'unité ni de fatigantes recherche de vérité, juste quelques poèmes qui
cherchent à exister.
Ca grouille, ça court dans tous les sens, voilà le mois de mai qui joue à la courte échelle, tandis que moi, moi je m'étends dans des concentrés d'impressions et de paysages.
Par Tibo
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